December 09, 2019

Essai – Chevrolet Captiva 2.2 LTZ VCDi 184ch

 

Chevrolet fait partie de ces marques mythiques qui ont une vraie histoire mais outre-atlantique, en Europe ce n’est pas le succès fou depuis quelques années pour ce constructeur américain dans l’ombre d’Opel pour le marché européen. On a longtemps reproché à ces voitures de ne pas s’adapter à un autre marché que celui des US avec un design peut-être un peu trop carré.

Chevrolet Captiva

J’ai donc eu l’occasion d’avoir en essai une Chevrolet et pas n’importe laquelle, le Chevrolet Captiva, modèle SUV phare de la marque avec un look qui lui est bien propre.

 

Design

Ce SUV à la sauce américaine, a une très belle gueule surtout la calandre avec des entrées d’air béantes lui donnant un air massif, l’arrière de la voiture est un peu plus classique. Chaussées en 19 pouces avec de jolies jantes aluminium, ce 4×4 a de l’allure, j’aime beaucoup l’impression d’avoir une voiture légèrement surélevée.

Il ne faut pas oublier que ce modèle a quelques années même si il avait subi un petit lifting je trouve qu’il vieillit plutôt bien et à l’heure où je vous parle, Chevrolet va présenter un Captiva un peu retouché à Genève.

A l’intérieur il y a 5 vraies places et 2 sièges cachés dans le coffre qui peuvent se rabattre au sacrifice de n’avoir plus de places pour y ranger les bagages mais jouable je pense avec un coffre de toit vu qu’il est équipé de barres de toit.

Moteur

Mon modèle d’essai était équipé du plus gros moteur diesel 2.2l CDTI de 184ch avec 4 roues motrices et je peux vous dire qu’avec la neige que j’ai eue à la fin de cet essai j’étais content d’avoir la transmission intégrale. Tous les modèles diesel sont équipé de ce bloc moteur après c’est la suralimentation qui fait le reste et booste ce moteur jusqu’au 183ch de mon modèle. J’ai trouvé ce moteur assez bruyant, oui c’est un diesel c’est plus bruyant qu’un moteur essence cela tombe sous le sens mais à l’arrêt on ne peut pas oublier le bruit du moteur peut être pas assez insonorisé.

Niveau conduite il reste assez efficace, il faut quand même pouvoir tracter les 1878kg de la bête, les rapports sont bien équilibrés mais j’ai été légèrement déçu de la boite, il arrive assez souvent que les vitesses accrochent ce qui casse un peu la fluidité que le moteur nous donne. Niveau consommation il faut prendre en compte que c’est un 2.2L et surtout le poids de la voiture ainsi vous obtenez une consommation assez proche des 10L/100km en ville + une centaine de kilomètres sur autoroute  mais ce modèle est équipé du Start and Stop, ce qui limite la casse.

 

Conduite

C’est la première fois que je montais dans un SUV, l’impression de hauteur est bien là, on est au même niveau que les monospaces voir légèrement plus haut c’est plutôt sympa et on a surtout un sentiment de sécurité qu’on ne trouve pas dans une berline classique. Je n’ai malheureusement pas eu l’occasion de l’emmener dans des sentiers boueux j’ai d’ailleurs eu une expérience plutôt citadine. J’ai eu la bonne idée d’aller faire quelques courses et me garer dans un petit parking souterrain mais j’ai vite regretté cette idée.

Le rayon de braquage est assez faible, en utilisation de conduite normale ce n’est pas vraiment grave mais quand on doit manoeuvrer cela devient vite le cauchemard mais heureusement le radar et la caméra de recul était là pour veiller à ne pas froisser de tôle. D’une manière générale on oublie assez vite qu’on a une « grosse » voiture, la direction est assez précise ça se conduit presque tout seul.

Tableau de bord et équipement

A l’intérieur, on est vraiment dépaysé par rapport à tout ce que j’ai trouvé dans mes précédents essais, cela fait très « américain » c’est un peu le cliché mais cela va avec les plastiques dures, une multitude de boutons avec de nombreux écrans à commencer par la console central qui contient deux écrans, un pour la radio qui dispose d’une ergonomie cauchemardesque et un grand écran de contrôle tactile qui manque aussi d’ergonomie c’est vraiment dommage.

Le tableau de bord a tout ce qui a de plus classique, au moins il n’y a pas de fioritures on va à l’essentiel mais on en demande un peu plus d’une voiture de ce niveau de gamme. Petit détail, les touches sur le volant pour contrôler différents appareils ne s’allument pas en pleine nuit du coup si on ne connait pas un minimum la voiture on est perdu, cela peut déconcentrer le conducteur qui devient moins vigilant sur sa conduite.

 

Conclusion

Mon modèle d’essai était donc le Chevrolet Captiva LTZ 2.2 VCDi 184ch doté de la transmission intégrale, son tarif est de 35.256€ avec en option le toit ouvrant (620€).

Pour faire un résumé de cet essai j’ai été ravi de pouvoir conduire ma première Chevrolet, la hauteur de la voiture rend plus agréable la conduite, elle avale les km sans broncher, il est dommage que son équipement intérieur nous rappelle un peu trop les US, j’espère que lors du reveal de la version restylé, Chevrolet aura fait un effort de ce côté là parce que l’extérieur, je suis très fan. Un grand merci à Chevrolet France pour m’avoir fait confiance avec ce prêt.

Pour la vidéo ci-dessous, soyez indulgent, les conditions climatiques n’étaient pas en ma faveur et j’ai beaucoup de plan gâchés par la pluie mais cette dernière vous permettra de vous donner une idée du Captiva en action.

Les + :

– Look américain on aime ou on aime pas

– 7 Places assises mais avec un micro coffre

– Bon rapport qualité/prix

– Transmission intégrale avec la neige c’est que du bonheur

 

Les – :

–  Module multimédia vieillissant

– Intérieur un peu trop « plastique »

– Boite manuelle un peu dure

– Angle de braquage trop étroit

– Consommation

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Photos prises avec le Sony Nex5-r et filmé avec la Go Pro HD Hero 2.

 

Fondateur et Rédacteur en Chef AutoDay.fr

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