May 16, 2022

Une boite noire dans nos voitures !

Depuis le 1er mai 2022, toutes les voitures neuves circulant en Europe doivent être équipées d’une « boîte noire ».

Ce dispositif permet d’enregistrer différents paramètres pour connaître le comportement du véhicule (et pas du conducteur) durant les 30 secondes qui précèdent un accident et les 10 secondes qui suivent cette accident. Soit 40 secondes d’enregistrement.

Les paramètres enregistrés sont la vitesse, l’inclinaison, le freinage (ou l’absence de freinage), les clignotants et les aides à la conduite activées. En revanche, ces boîtes noires n’enregistrent aucun élément permettant de connaître le contexte de l’accident. Les conditions météo ne sont pas enregistrées, ni la position GPS du véhicule permettant de connaître la limitation de vitesse par exemple, ni même l’heure permettant de savoir si l’accident a eu lieu de jour ou de nuit .

Ainsi, ce nouveau dispositif réussi le prodigue de faire l’unanimité contre lui. Les associations de prévention routière ou de lutte contre la délinquance routière ont pour habitude de s’opposer à l’association « 40 millions d’automobilistes » et son très médiatique délégué général, Pierre Chasseray. Mais là, les uns comme les autres regrettent un dispositif qui ne va pas jusqu’au bout des choses. Car en plus des éléments fondamentaux qui ne seront pas recueillis que nous évoquions plus haut, ces boites noires ne recueillent aucune donnée sur le conducteur. Il sera, par exemple, impossible de dire si le conducteur était au téléphone, alcoolisé ou sous l’empire de stupéfiants. Or, ce sont des causes d’accident ou d’aggravation des accidents majeures !

 

Les autorités judiciaires, les bureaux d’enquête et les instituts de recherche disposeront de données parcellaires qu’il faudra recouper et croiser avec d’autres données.

 

En 2024, ce dispositif sera élargi aux véhicules d’occasion. Mais selon nous, même si l’intégralité du parc était doté de boîtes noires, ce dispositif tel qu’il existe actuellement permettra surement d’améliorer les aides à la conduite, mais pas de faire progresser la sécurité routière.

Laisser un commentaire