September 26, 2020

Essai Nouvelle Suzuki Swift – micro-hybride et micro-conso

La Swift c’est le best-seller de Suzuki. Près de 5,5 millions d’exemplaires vendus dans le monde depuis son lancement en 2004, c’est aujourd’hui la 3e génération de cette citadine japonaise qui passe entre nos mains.

Malgré son « embourgeoisement » extérieur et intérieur, est-ce que la Swift a conservé son ADN de citadine légère, pimpante et pétillante ?

 

Design

La 3e génération de la Suzuki Swift s’affirme de plus en plus comme « petite bombinette japonaise ». Ces changements passent notamment par des proportions différentes de la version précédente. Et à l’heure où tous les constructeurs font grossir leurs véhicules, Suz’ un peu tout l’inverse. 1 petit centimètre en moins en longueur (3,84 m de long désormais), 1,5 cm de moins en hauteur (1,49 m désormais) mais 4 cm de plus en largeur (1,73 m) et 2 cm d’empattement en plus. Ce qui nous donne une Swift plus ramassée, plus compacte et plus dynamique visuellement.

Un dynamisme renforcé par un petit capot plongeant flanqué à ses extrémités de blocs optiques très réussis. A certains égard l’avant de cette Swift me rappelle les premières versions de la DS3. De profil, la Swift est également plutôt réussie tout en demeurant sobre. C’est d’autant plus vrai sur notre version d’essai grise avec un toit noir mais le rendu n’est pas triste pour autant, mais plutôt chic. L’arrière lui manque un peu de peps. J’aurais souhaité quelque chose d’un peu moins conventionnel et plus révélateur du tempérament de la Swift.

 

Ambiance à bord et info-divertissement

L’intérieur de la Swift est également très sobre. Un peu trop. On se retrouve dans une ambiance « alle schwartz » très sérieuse il est vrai mais qui manque un peu de fun. En revanche, malgré la présence de plastiques durs les assemblages sont précis et l’ergonomie est excellente. Les commandes sont simples, intuitives et tombent immédiatement sous la main. En somme, on trouve tout de suite ses repères.

Une fois derrière le volant, on est surpris par deux choses. D’abord la très bonne assise des fauteuils ; fermes juste comme il faut, avec un très bon maintien et offrant une très bonne position de conduite. Ensuite, l’instrumentation de bord : partiellement analogique certes (mais moi j’aime bien) et aussi très ergonomique également. On navigue très facilement dans les différents menus du petit écran central permettant notamment de visualiser les flux d’énergies entre le moteur et la micro-hybridation.

Les autres occupants apprécieront la bonne habitabilité aux places arrières, sauf peut-être le passager central arrière. Et s’ils sont chargés, ils pourront compter sur un volume de coffre de 265 litres ; ce n’est pas la référence de la catégorie (351 litres pour une VW Polo par exemple) mais ce n’est pas ridicule.

Concernant la dotation technologique, pas de conduite semi-autonome mais un régulateur autoadaptatif et une alerte de franchissement de ligne. Eh oui, une Swift ça se conduit mes amis ! Au rayon de l’infodivertissement, la Swift fait dans l’efficace sans fioritures, en proposant une compatibilité Apple Carplay et Android Auto ainsi qu’un GPS avec la prise en compte du trafic.

 

Conduite et motorisation

Nous avons pu prendre le volant de la Swift équipée de la nouvelle motorisation 1.2 l Dualjet Hybrid SHVS de 90 ch en transmission 4×2, et ce n’est qu’une succession de bonnes surprises.

Tout d’abord, cette Swift ainsi motorisée distille un très bon agrément de conduite. En bon francilien coutumier des bouchons, je ne suis pas un adepte des boites mécaniques mais celle-ci est très bien étagée, avec des passages agréables et des rapports qui se verrouillent bien.

La direction est également agréable. Malgré une petite zone de flottement sur le point milieu, elle se montre précise et offre de bonnes remontées de la chaussée sans que l’amortissement soit abusivement ferme.

Ceci rend cette Swift très plaisante à conduire en urbain et périurbain : maniable, ludique et avec de la pêche. L’hybridation légère seconde efficacement le bloc essence de 90 ch. En revanche, dès que l’on s’aventure sur des voies rapides, on note immédiatement la faible insonorisation. A 110 km/h et au-delà, il vous faudra nécessairement hausser franchement le ton pour dialoguer avec vos passagers ou bien monter le son de votre musique. Mais rien d’étonnant à cela, ce n’est que la juste contre-partie d’une voiture qui ne pèse que 850 kg.

Eh oui, même pas 900 kg pour cette nouvelle Swift à hybridation légère. La conséquence directe, et la dernière (très !) bonne surprise c’est la consommation : 4,8 l/100 km sur mes 200 km de roulage dont les 2/3 dans Paris !

On a hâte de voir si la Swift Sport avec une hybridation de 48V sera capable de faire aussi bien.

 

D’ailleurs, j’en profite pour évoquer le futur de l’hybridation chez Suzuki :

Vitara : 1.4 Boosterjet Hybride (Hybridation 48 V) lancement prévu pour 1er trimestre 2020

S-Cross : 1.4 Boosterjet Hybride (Hybridation 48 V) lancement prévu pour 1er trimestre 2020

Swift Sport : 1.4 Boosterjet Hybride (Hybridation 48 V) lancement prévu pour 2e trimestre 2020

 

Modèle essayé

Suzuki Swift 1.2 Dualjet Hybrid Pack SVHS 4×2

16 990 € TTC hors options + 850 € d’option (peinture métallisée) = 17 840 € TTC

 

Concurrence

Nous avons choisi de retenir la citadine la plus vendue dans une configuration similaire

Renault Clio Zen TCe 100 ch = 18 540 € TTC (avec peinture métallisée)

 

On aime

  • agrément de conduite (petit kart léger ludique)
  • tarif
  • la sobriété
  • la boite méca’

 

On regrette

  • l’insonorisation
La Suzuki Swift 1.2 Hybryd sur le banc

Suzuki a été bien inspiré de proposer une hybridation légère sur sa Swift. Ceci ne modifie en rien le caractère pétillant de la Swift car le poids plus qui est une caractéristique de Suzuki demeure très contenu et le très bon agrément de conduite est inchangé. Cette nouvelle Swift devient donc à la fois ludique et pertinente.

  • Design
  • Ambiance à bord
  • Conduite
  • Prix
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