July 23, 2021

Essai Alfa Romeo Giulia Veloce – c’est le moment de craquer !

Alors que Alfa Romeo débute l’année 2021 avec une gamme qui se résume à 2 modèles, la Giulia et le Stelvio, il y a quand même une bonne nouvelle pour les « Alfa-fans » dont nous faisons partie : la baisse du malus sur la majorité des motorisations de ces deux modèles. La baisse la plus importante concerne le Stelvio Veloce Essence 280 ch Q4 dont le malus s’établit à 12 012 € (soit – 10 769 €)

Nous vous proposons l’essai de la Giula en finition Veloce propulsée par un bloc essence de 280 ch. Pourquoi ? D’une part parce que c’est une voiture qu’on adore et d’autre part parce que le malus vient de baisser de près de 9500 € et il s’établit à présent à 2544 €. Ce qui la rend abordable et concurrentielle.

Suivez-nous, on vous dit en quelque ligne pourquoi il est pertinent de craquer pour cette Giulia Veloce

Design

L’Alfa Romeo Giulia est selon nous l’une des plus belles berlines de sa catégorie. Sa silhouette très sensuelle est à la fois élégante et sportive. Les lignes sont tendues mais il y a du galbe. L’ensemble est très fluide. De face, le regard est naturellement aspiré par la calandre en triangle pointe en bas. Si l’on relève un peu le regard, on remarque le capot avec deux nervures fuyantes vers les extrémités latérales du pare-brise.

De profil, les proportions sont bonnes. Le capot, plutôt long met en exergue les 4,65 m de long de la Giulia pour seulement 1,44 m de haut. On note également que la garde au sol est très faible, ce qui confère beaucoup de dynamisme à l’ensemble.

A l’arrière, on remarque d’abord les larges optiques qui se prolonge sur les flancs mais aussi l’énorme diffuseur encadré par les 2 canules d’échappement. Et des vraies ! En revanche, le 4 cylindres de 2 litres de notre modèle d’essai n’aura pas la même mélodie que le V6 de 2.9 l de la version Quadrifoglio.

On peut donc objectivement affirmer que la Giulia est une voiture désirable et qui rend une très bonne copie sur le plan du design.

Ambiance à bord et infodivertissement

Les progrès d’Alfa Romeo en terme d’assemblage et de finition sont indéniables. La Giulia nous avait habitué à des cuirs de très bonne qualité et à des fauteuils offrant un excellent maintien avec, en prime, le logo Alfa Romeo dans les appuis-tête. Mais on découvre désormais des plastiques moussés partout même sur les parties basses de la console centrale. On apprécie également la moquette sur la base de cette console centrale. De plus, un peu partout, des inserts décoratifs viennent rehaussés la qualité perçue de l’habitacle.

La dotation technologique est également bien rehaussée. Ainsi, le système d’infodivertissement se pilote via un écran centrale de 8,8 pouces qui est devenu tactile. Si vous ne voulez pas mettre de trace de doigts sur l’écran, il est toujours possible d’utilisé une molette multifonction qui se trouve à côté du levier de vitesse. Et bien-sûr, ce système est compatible Android Auto et Apple Car Play.

Face au conducteur, derrière le volant à trois branches et à méplat, on trouve une instrumentation qui mêle digital au centre et compteurs analogiques aux extrémités (youpi !!!)

Au menu des aides à la conduite, tout y est : reconnaissance des panneaux, aide au maintien de trajectoire, régulateur de vitesse adaptatif avec un mode « embouteillage ». Tout ceci permet de bénéficier d’une conduite semi-autonome de niveau 2 mais qui s’est montré un peu capricieuse au cours de notre essai.

Enfin, une gamme de services connectés est proposé permettant de localiser, verrouiller/déverrouiller et allumer les lumières de sa Giulia depuis son smartphone. Il existe également un mode spécifique permettant de localiser le véhicule et de surveiller différents paramètres spécifiques (vitesse et zone de déplacement), avec réception d’alertes si les limites définies ne sont pas respectées.

Conduite et motorisation

Quand on a pour slogan « la mécanique de l’émotion » on a intérêt à ne pas se louper sur le plaisir de conduire. Et on ne va pas faire durer le suspens plus longtemps : oui, oui et trois fois oui, la Giulia est un régal à conduire. Le train avant est à la fois précis et informatif, quelque soit le mode de conduite. Le toucher de route est au niveau des meilleures Peugeot, les références en la matière.

Ceci s’explique très certainement grâce à trois raisons. D’une part la répartition du poids est idéale : 50/50. D’autre part, la Giulia est une propulsion (sauf les versions Q4 qui sont des transmissions intégrales) ce qui augmente l’agrément de conduite. Enfin, le système de suspensions AlfaLink s’avère carrément efficace. Pour faire simple, ce système fonctionne en combinant 2 types de suspensions différents. A l’avant, le système maintien les roues parfaitement perpendiculaires à la route même dans les courbes les plus serrées. A l’arrière, un système avec quatre bras et demi, gère le compromis adhérence latérale et confort, sur surfaces inégales. Le tout est couplé au sélecteur du mode de conduite DNA (Dynamic, Natural, Advanced Efficiency) et permet une absorption des chocs plus doux pour un trajet plus confortable, ou plus rigide pour une conduite plus sportive et plus précise.

Et bien-sûr, tout cela avec une écurie de 280 chevaux qui développent 400 Nm de couple dès 2250 tours/min.

Côté conso, la belle n’aime pas la ville. En conduite urbaine, elle engloutit 10,2 l/100 km. En revanche, sitôt sur le réseau secondaire ou l’autoroute, les consommations moyennes oscillent entre 8,4 et 8,8 l/100 km. Ce qui n’est pas délirant pour un véhicule de cette puissance, capable d’abattre le 0 à 100 km/h en 5,7 secondes.

Donc, là aussi, la Giulia rend une très bonne copie avec un plaisir de conduite indéniable et des consos raisonnables !

On aime :

  • le design
  • le plaisir de conduite
  • la finition et la qualité des matériaux

On regrette :

  • le volume de coffre
  • la boite auto AT8 qui manque parfois de réactivité
  • un tarif qui fait mal aux allemandes mais pas suffisamment agressif pour affronter la suédoise

Modèle essayé :

Alfa Romeo Giulia Veloce 2.0 Turbo AT8 (280 ch)

57 500 € hors options, 62 000 € avec options (+ 2 544 € de malus écologique*)

*tarif du malus écologique en vigueur jusqu’au 30/06/2021 inclus

Concurrentes :

  • BMW 330i M Sport (258 ch) : 56 950 € (hors malus/bonus) + 6000 € d’options pour atteindre un équipement comparable
  • Volvo S60 Recharge T6 AWD hybride rechargeable (253 ch + 87 ch) : 59 900 € (hors malus/bonus)
L'Alfa Romeo Giulia Veloce AT8 Essence 280ch sur le banc
8.5

l'Alfa Romeo Giulia Veloce est une fabrique à émotion très efficace. Son design sensuel, sa mécanique abouti et son agrément de conduite en font une adversaire des allemandes à ne surtout pas sous-estimer. De surcroit, les progrès indéniables concernant la finition, les matériaux et les assemblages cassent les préjugés sur la marque. En revanche, son positionnement tarifaire en font peut-être un choix pertinent face aux allemandes, mais attention à sa concurrente suédoise, la Volvo S60 qui en offre plus pour moins cher

  • Design10
  • Ambiance à bord8
  • Conduite9
  • Prix7
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