February 25, 2020

Essai DS 3 1.6 THP 165– « Spirit of avant-guard » même dans son infotainment ?

On ne présente plus la DS3. La citadine chic de la marque premium du groupe PSA, fabriquée à Poissy (cocorico), arpente depuis plus de 5 ans les beaux quartiers de nos villes d’abord avec les chevrons Citroën puis depuis 2014 sous le logo de la nouvelle marque DS. Il faut noter que depuis notre essai, DS a très récemment présentée la nouvelle DS3 qui arpente une toute nouvelle calandre s’émancipant définitivement de Citroën en supprimant les chevrons.

DS3 THP 165

Dans cet essai, nous allons essentiellement nous concentrer sur le système d’infotainment et les systèmes connectés : du GPS au sound-system en passant par l’interface smartphone, on passe tout au crible !

 

– Allo Eric, c’est Romain, bon faudrait que tu me fasses un truc un peu différent : un essai où on teste à la fois la voiture et son infotainment. Je compte sur toi hein !

– Euh ok d’accord et c’est quoi la voiture ?

– Ah ben justement, j’me fous pas de ta gueule, c’est la DS 3 THP de 165 chevaux. Bon je te laisse j’ai un essai à faire moi aussi.

Tiens ?! Romain qui choisit de me confier l’essai d’une voiture de plus de 150 chevaux plutôt que de le garder rien que pour lui ? Etrange …

Sauf quand on sait que pendant que j’étais au volant de la DS 3, lui était au volant de la Clio RS 220 chevaux. Tout s’explique !

Mais je ne regrette pas du tout cet essai, bien au contraire. Je n’ai pas boudé mon plaisir au volant de cette DS 3 très joueuse. Avant de rentrer dans l’ordinateur de bord, il convient tout de même de dire quelques mots sur le véhicule car il est très agréable à l’usage.

A bord, l’ambiance est à la fois fun et pétillante. Dans cette finition Sport Chic, la planche de bord blanc nacré est du plus bel effet et égaye l’habitacle qui aurait pu être terne mais ne l’est aucunement. Les fauteuils sont accueillants et offre un excellent maintien. De plus, bonne surprise, les passagers arrières sont très bien traités, même les grands gabarits. Enfin, on notera la très bonne qualité de l’assemblage et des plastiques moussés, à l’exception des plastiques des vide-poches des portières qui semblent se rayer très facilement.

Côté motorisation, nous avons eu la chance de pouvoir tester le THP de 165 chevaux qui va très bien à cette DS 3. Hormis un petit mou à très bas régime, le moteur est volontaire et ne demande qu’à jouer.

DS3 THP 165

La sonorité flatteuse à bas régime sans être trop présente dans l’habitacle est un peu plus rageuse passé les 4500/5000 tours/min mais sans jamais être désagréable. Rappelons que ce bloc, développé conjointement par BMW et PSA va chercher son couple très bas (environ 1500 tours/min) car l’objectif du THP était, justement, de proposer un moteur essence (presque) aussi coupleux qu’un diesel. Mission accomplie selon moi.

Concernant les consommations, certains présentent ce moteur comme plutôt gourmand. Pour ma part, j’ai affiché une conso moyenne de 6.7l/100 km en utilisation mixte (33% ville/33% route/33% autoroute) en sachant que je me suis autorisé à profiter des 165 chevaux de cette citadine sans pour autant adopter un comportement que la loi ou la morale réprouve. Des résultats honorables selon moi au regard de la puissance du moteur.

Avec cette motorisation, la conduite s’avère très agréable. On retrouve une direction précise et un toucher de route digne des trains avant des Peugeot qui, couplé à l’amortissement ferme permet d’avoir une conduite « façon kart » comme dans la Mini Cooper S mais en plus agréable et avec un meilleur feeling.

DS3 THP 165

Passons maintenant à ce qui nous intéressait pour ce test : l’infotainment du véhicule. Tout d’abord, il faut noter que l’interface est commune à tous les véhicules de la marque. De la DS3 jusqu’à la DS5, le graphisme, la navigation dans les menus et les icônes sont identiques.

Commençons par le GPS : intuitif et surtout réactif, la saisie de l’adresse est pratique. Il capte très vite les satellites et vous propose des itinéraires cohérents en fonction de l’état du trafic d’après ce que j’ai pu tester sur des trajets que je connais. Le seul hic est qu’il a tendance à vouloir vous dévier pour tout et n’importe quoi (même pour un véhicule stationné sur la bande d’arrêt d’urgence par exemple). Il faut donc bien lire la notification avant d’accepter la déviation.

Outre le superbe son de l’équipement hi-fi (c’est pas du B&O mais ça vaut bien du JBL), la radio et le sound-system se contrôle facilement depuis l’écran (pour les réglages basiques il y a bien-sûr les commandes au volant). Le choix de son smartphone comme source audio ne nécessite rien de plus que la connexion en bluetooth ou en USB. Il existe également une prise auxiliaire que je n’ai pas testé.

DS3 THP 165

Concernant le plus important selon moi, à savoir l’interfaçage avec un smartphone, deux bonnes surprises : la présence de MirrorLink et Apple CarPlay.

J’ai été agréablement étonné par MirrorLink : c’est simple, rapide et parfois plus ergonomique que l’Apple CarPlay, surtout concernant la synchronisation.

Pour Apple CarPlay, après quelques difficultés pour la synchro, on se retrouve avec une émulation de son iPhone sur l’écran de la DS3.

Pour ceux qui ne connaissent pas précisément ces 2 solutions, on peut les résumer en disant que MirrorLink est la réplication à l’identique de votre smartphone sur l’ordinateur de bord (d’ailleurs l’écran de votre smartphone reste actif et réagit en même temps que l’écran de la voiture) alors que Apple CarPlay propose un affichage adapté. Selon moi, il y a des avantages et des inconvénients sur les 2 systèmes. Par exemple, je trouve la navigation dans Apple CarPlay plus pratique en roulant grâce à ses grosses icônes mais MirrorLink permet d’avoir le fond d’écran de son smartphone sur l’écran du véhicule (gadget mais sympa).

Concernant la partie téléphone, la synchro avec le répertoire et le journal d’appels est totale sans avoir à passer par MirrorLink ou Apple CarPlay. La navigation dans les contacts et l’utilisation du téléphone se fait là aussi de manière simple et intuitive. J’ai apprécié le principe de sélectionner le contact avant de lancer l’appel afin d’éviter les coups de fil par erreur.

Conclusion

Le véhicule comme l’infotainment sont de belles réussites. Dans les 2 cas, quelques coquilles mais aucunes erreurs à proprement parlé, ce qui permet à la DS 3 d’être une rivale plus que crédible face à ses grandes concurrentes que sont les Mini, A1 et autres Mito.

Conclusion sur le véhicule

On aime :

– Le moteur (pétillant, joueur et flatteur à l’oreille)

– Le feeling de conduite (accélération vive et linéaire, direction, châssis)

– Qualité d’assemblage et finition

– Confort et habitabilité à l’avant et à l’arrière

 

On n’aime pas :

– Certains plastiques fragiles

– Petit mou à très bas régime sur certains rapports

 

Conclusion sur l’infotainment

On aime :

– La réactivité et la fluidité de l’ensemble

– L’ergonomie (navigation dans les menus intuitives)

– La taille de l’écran (bien proportionné et intégré dans la planche de bord)

– La présence de MirrorLink et Apple CarPlay

On aime pas :

– La touche « Menu » mal placée

– Le graphisme un peu daté

– Le GPS un peu trop parano

 

Prix du modèle essayé 27010,00 € TTC avec options.

Merci à Citröen France pour sa confiance.

 

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Fondateur et Rédacteur en Chef AutoDay.fr

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