October 14, 2019

Essai BMW M135i xDrive – La compacte rebelle et sportive

Depuis le début d’Autoday il y a de ça quelques années maintenant, je rêvais dans mon coin de rentrer dans le cercle privilégié de certains constructeurs pour avoir la chance d’essayer un de leurs modèles.

BMW M135i 2015

La marque BMW faisait évidemment partie de cette « Wish-List » c’est une des marques automobile les plus emblématiques et puis c’est allemand. Quoi qu’on en dise, la qualité allemande dispose d’une réputation sans faille. Les amateurs de voitures sont unanimes lorsque l’on aborde la qualité de fabrication allemande.

Tout ça pour dire que j’ai eu l’opportunité d’essayer très récemment une BMW mais n’importe quelle béhém, mon choix s’est tout de suite porté sur la Série 1 qui est le ticket d’entrée chez la firme de Munich. J’avoue avoir boudé la Série 1 de 2012 avec ses feux arrière de Polo qui perdait (pour moi) beaucoup beaucoup de caractère par rapport au premier modèle. BMW a fait évoluer dans le bon sens sa Série 1 avec le lancement l’année dernière d’un nouveau modèle qui renforça justement son caractère et cette fois-ci le constructeur allemand ne l’a vraiment pas loupée.

 

Design

BMW M135i 2015

Cette nouvelle Série 1 fait dans l’agressivité, les lignes sont tendus, cette version M135i ne me fera pas mentir. Elle gagne en mordant sans faire dans le clinquant et bling bling. La livrée blanche de mon modèle d’essai  la fait passer partout, pour le commun des mortels, il ne fera à coup sûr pas la différence entre une série 1 et une M135i en tout cas au premier coup d’oeil.

Je vous rassure il y a quand même quelques éléments qui nous permettent d’en savoir plus sur ses intentions pas très catholiques. A commencer par des entrées d’air béantes sur la face avant, des jantes spécifiques anthracites de 18 pouces, quelques M disséminés sur les ailes et sur la malle, un système de freinage renforcé avec des étriers bleu « M » ainsi que des rétroviseurs gris. Le plus gros appendice sportif est la magnifique double sortie d’échappement noires, c’est assez rare pour être souligné des sorties d’échappement noires.

J’aime beaucoup ce côté sage mais sportif avec cette double sortie qui annonce clairement la couleur.

 

Moteur

C’est surement la meilleure surprise sur cette voiture, son moteur. Jadis nous avions des compacts avec des V6, Ado, je rêvais de conduire un jour une Golf IV R32 et son V6 3.2 ravageur. L’etat est passé par là et a fait passer l’envie à tous les constructeurs de garder ces blocs si polluant à leur yeux. La mode du downsizing est devenu monnaie courante, fini les 5 cylindres aussi d’ailleurs ( Ah non Audi prolonge le mythe avec la dernière RS3) mais on me souffle à l’oreille que BMW joue les rebelles. Oui cette M135i n’accueille pas un classique 4 cylindres turbo mais son 6 cylindres en ligne maison avec deux turbo wooohaaaaaaaaaa. Je vous épargne le filet de bave quand j’ai découvert ce détail qui n’en n’est pas un.

la M135i accueille donc un 6 cylindres en ligne TwinTurbo capable de développer 326ch (ah oui quand même..), elle franchit les 100 km/h en 5.1s. Le bloc gagne 6ch par rapport à la M135i première du nom mais répondant aux nouvelles normes Euro 6.

Motorsport a apporté son expertise sur ce bloc très abouti avec une injection direct, un turbo à double entrée, un calage de la distribution variable ainsi qu’un Valvetronic qui permet une levée variable des soupapes.

Caractéristiques du moteur:

  • 6 Cylindres en ligne 3.0 24 soupapes avec injection direct TwinTurbo
  • Puissance: 326ch de 5800 à 6000 tr/min (21CV)
  • Couple: 450 Nm de 1300 à 4500 tr/min
  • Transmission intégrale xDrive
  • Freins: 4 pistons à l’avant et 2 à l’arrière
  • Poids: 1445kg
  • Consommation mixte: 15l/100 km

BMW M135i 2015

Conduite

Une M135i ça se regarde, peut-être 10 sec mais on a qu’une seule envie c’est d’appuyer sur le bouton Start quand même. Première déception, j’ai une clé style « main libre » dans la poche qui me permet de démarrer sans avoir à l’insérer mais cette dernière ne me permet pas d’ouvrir les coffres ou les portes quand je l’ai dans la poche. Bon ok on a dit qu’on parlait de la conduite pour commencer, j’appuie sur le bouton magique Start et là le 6 cylindres se réveil et quelle mélodie.

Je fais mes premiers tours de roues, un sourire bête se dessine sur mon visage et à ce moment-là je me dis que je vais passer un bon weekend. Mon modèle était une version Xdrive, boite automatique obligatoire sur cette configuration mais pas d’inquiétude on m’avait déjà vanté les qualités des boites auto chez BMW.  Le bloc 6 cylindres est d’une grande générosité, il monte dans les tours très vite dans une mélodie enivrante. La double sortie restitue très bien la sonorité, lorsque l’on décelere on entend les retours de pot ça le fait. Je l’ai donc utilisé sur 3 configurations:

  • Ville: Ce n’est pas son terrain de jeu, ça vous le savez déjà. Ce n’est évidemment pas à cause de ses dimensions mais de la consommation. Même en mode éco j’ai allègrement dépassé les 10l/100km aie.
  • Petites routes: C’est son terrain de jeu, sur les petites routes de Chevreuse, on peut se rendre compte de l’excellent boulot des ingénieurs de Motorsport. Une fois le mode Sport enclenché la voiture prend un autre visage et est encore plus féroce, elle accroche littéralement le bitume, la motricité se fait avec une très grande assurance grâce au xDrive (transmission intégrale), l’échappement claque et le compteur grimpe.
  • Autoroute: Ca n’en reste pas moins une excellente routière donc l’Autoroute mais on s’ennuie avec une voiture comme ça honnêtement.

La voiture dispose de 4 modes de conduites:

  • Eco Pro: Profil de conduite pour consommer le moins de carburant possible avec des passages de rapports sans monter trop dans les tours
  • Comfort: Profil de conduite normal
  • Sport: Le mode Sport permet de régler la loi de passage des rapports avec une attitude plus sportive
  • Sport +: C’est le monde le plus radical en repoussant les passages de rapport juste avant la zone rouge et surtout un ESP déconnectée.

Le volant m’a fait bonne impression, les boutons tombent sous la main mais j’ai connu des formes plus sportives avec un gros méplat par exemple.

 

Ambiance à Bord

Ciel de toit noir, c’est sportif mais heureusement que le toit ouvrant est là sinon ça serait peut-être trop oppressant. D’une manière générale l’intérieur est, je trouve, trop sage, on n’a pas l’impression d’être dans une voiture de 326ch badgé M, pas d’insert bleu ou de carbone qui pourrait nous rappeler d’où elle vient. C’est le seul reproche que je pourrais lui faire, l’infotainement BMW iDrive couplé avec Connected Drive est parfait, c’est avec Audi, le meilleur système embarquée que j’ai pu voir jusqu’à maintenant avec un grand écran couleur sur la planche de bord. Un enfant pourrait utiliser ce système, la molette tombe sous la main tout est vraiment très bien pensé. Je n’ai malheureusement pas pu faire un test assez poussé sur le Connected Drive mais cela fera très certainement l’objet d’un nouvel essai car j’ai vraiment envie de vous montrer en vidéo ce système.

BMW M135i 2015

 

On aime

  • La seule de son segment à proposer un 6 cylindres en ligne
  • Son nouveau look
  • La générosité et la polyvalence du 6 cylindres
  • BMW iDrive et Connected Drive
  • Les feux LED qui sont tout simplement magnifiques

On aime pas

  • Intérieur perfectible en matière de sportivité
  • Sa consommation en ville

Prix: 45.350€

 

Concurrents:

  • Audi S3: 48.900€
  • VW Golf 7 R: 42.300€

Cette M135i, m’a bluffé, elle peut paraitre sage au premier abord mais je vous garantis qu’une fois le mode Sport activé elle change radicalement de visage et ça pousse fort.

Si je dois critiquer un élément, mon choix se porte sur la finition intérieure qui n’est pas assez sportive à mon goût. Certes nous ne sommes pas dans une « vraie » M mais l’intérieur est trop discret. Malgré tout, la qualité de finition est extra, on est dans une BMW et ça se sent. Une mention pour le BMW iDrive et Connected Drive qui est très qualitatif.

 

 

Un énorme merci à BMW France pour le prêt de ce petit bolide et surtout pour m’avoir fait confiance pour ce premier essai.

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Fondateur et Rédacteur en Chef AutoDay.fr

One Comment

  1. Olivier Misset Reply

    Merci pour cet article, je vais chercher la mienne dans une semaine je suis impatient 😉
    Petite correction cependant, ce n’est pas un twin turbo mais un turbo twin scroll, ce qui signifie qu’il ny en a qu’un mais qu’il a en qq sortes deux étages, il agit à deux régimes différents (si j’ai bien compris)

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