September 21, 2018

Premier contact Renault Alaskan – Un chic baroudeur

Renault est aujourd’hui présent sur la majorité des segments porteurs. Pourtant le marché des pickup a le vent en poupe mais Renault n’y est pas enfin ça c’était avant…

Ce fameux marché est dominé par Nissan et son excellent Navara qui fait l’unanimité ou presque auprès de tous les amateurs de ces grands véhicules de loisirs. On en croise pas des masses en région parisienne des pickup mais je dois dire que le pourcentage de Navara est assez important bien que Ford et son Ranger sont en train de leur faire du mal. Renault veut aussi sa part du gâteau et propose désormais au catalogue l’Alaskan.

Nous avons été convié en Slovénie pour découvrir ce gros bébé.

 

Design

Bien qu’assez différent esthétiquement du Navarra il partage la même base (idem pour les motorisations). Inutile de le nier, je trouve personnellement que c’est une réussite. Lors du premier contact, la face avant fidèle aux nouveaux codes Renault en impose par son dynamisme. On y retrouve le « C Shape » cette nouvelle signature visuelle que l’on retrouve sur les derniers modèles de la marque apporte une cohérence avec le reste de la gamme enjolivant au passage les projecteurs Full LED permettant d’avoir un éclairage 20 % meilleur que des projecteurs halogène. Son profil est mis en valeur à grand renfort de chrome, l’arrière n’a rien d’extraordinaire mais difficile d’enjoliver cette partie du véhicule sur un pickup.

Ambiance à bord & techno

C’est certainement la première déception que j’ai eu sur ce modèle. On ne retrouve pas les efforts faits par Renault en qualité d’intérieur et d’infotainement de ces dernières années. En réalité l’intérieur est une copie du Navara en remplaçant les logos Nissan par les logos Renault.

Inutile donc d’insister sur le fait que vous ne trouvez pas de Rlink 2 mais un GPS accusant le poids des années mais ceci dit qui fait le job.

A côté ça tout n’est pas mauvais, lors des manœuvres le système « 360 » permet par l’intermédiaire de 4 caméra d’avoir une vision très panoramique sur les éventuelles obstacles.

Sous le capot est prévu 2 motorisations :

  • 4 cylindres 2.3 dCi en 160ch en boite manuelle à 6 rapports et automatique à 7 rapports.
  • 4 cylindres 2.3 dCi en 190ch (twin-turbo) en boite manuelle à 6 rapports et automatique à 7 rapports.

J’avais à l’essai la version 190ch avec la boite de vitesses automatique à 7 rapports. Avec ce genre d’engin on s’attend à avoir une voiture poussive et désagréable à conduire mais à vrai dire cet Alaskan n’est pas une plaie bien au contraire.

J’ai pris plaisir à avaler les kms, en « cruisant » cette voiture est confortable et ressemble à une grosse routière. Cela se corse sur les petites routes, difficile de transformer un éléphant en un tigre agile. Je me suis laissé surprendre sur les premiers virages en descente, la faute à un poids élevé pour ce type de véhicule et des freins arrières à tambour pour ma part pas assez efficace sur des gros freinages.

La bonne surprise vient des suspensions arrières, fini les traditionnelles lames et bienvenue aux cinq bras.

Mais une telle voiture est faite pour être conduite en dehors des routes bitumées et pour cela elle dispose de 3 modes de conduite :

  • Mode 2 roues motrices (2WD)
    Avec ce type de motricité, la puissance est envoyée aux roues arrière qui sont donc
    responsables de la motricité dans des conditions de conduite normales.
    Ce mode convient à une utilisation quotidienne sur route. Il permet une tenue de route
    et un rendement énergétique améliorés.

 

  • Mode 4 roues motrices élevé (4H)
    Ce mode exploite la motricité des quatre roues. Il est utilisé lorsque la chaussée est
    glissante.
    Activable à moins de 60 km/h par le simple enclenchement de la commande « Shift
    on the Fly », il convient pour faire du hors-piste léger, en cas de perte partielle de la
    motricité : routes humides, pierres… (vitesse maximale de 100 km/h).

 

  • Mode 4 roues motrices bas (4LO)
    Ce mode sollicite les quatre roues également mais utilise un démultiplicateur de couple
    supplémentaire pour une puissance accrue et une meilleure adhérence sur les terrains
    extrêmes.
    Activable à l’arrêt, il est parfait pour une utilisation tout-terrain intense, en cas de perte
    totale de motricité : sable, neige, boue épaisse…

 

Conclusion

Pas de réelle surprise quand on sait que l’on est sur une base de Navara le risque peut paraitre maitrisé mais Renault a réussi son pari de proposer une belle alternative esthétique extérieur (pour l’intérieur rien de novateur malheureusement…).

Niveau techno il accuse le poids des années bien qu’il soit équipée de ce qui est devenu le minimum syndical (Keyless, caméra de recul 360, clim Bi-zone …).

Sous le capot la version 190ch m’a convaincu sans faire des miracles, je déconseillerai la version simple turbo de 160ch qui pourrait souffrir du poids de la voiture sans tenir compte de l’éventuelle surcharge de la benne qui permet une tonne de charge utile.

En offroad, le mode 4 roues motrices permanent est bluffant et transforme cet Alaskan en un vrai 4×4 qui n’a peur de rien. C’est simple ça grimpe partout !

Pour le tarif, le Renault Alaskan est disponible à partir de 36.860€ contre 23.342€ pour le Navara (motorisation équivalente 2.3 dCi 160 BVM) et 30.000€ pour le Ford Ranger côté concurrence.

 

 

 

Fondateur et Rédacteur en Chef AutoDay.fr

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